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La mobilité transfrontalière dans la zone frontalière franco-belge est une réalité, vécue depuis longtemps par bon nombre d ‘employeurs et travailleurs. Les frontières nationales semblent pourtant encore constituer-après leur suppression-une barrière importante à la libre circulation des employeurs et des travailleurs. A la fin des années 80, cette problématique de la mobilité de l’emploi est au premier plan des sujets de discussions lors des contacts transfrontaliers informels entre les services publics pour l’emploi et les syndicats du Nord/Pas-de-Calais et du Hainaut. En 1988, ces contacts furent formalisés grâce au "Pôle d'Action et de Coopération Transfrontalière Européenne". Dans ce cadre, en 1991, et grâce à la rencontre informelle d'entre autres Jacques Delors et Philippe Maystadt, la création d’un «Euroguichet Social» devient un fait. Ce guichet fournit des conseils spécialisés aux personnes exerçant ou voulant exercer leur droit à la libre circulation. En 1992, cette collaboration concernant l’emploi transfrontalier s’étend à la Flandre occidentale et au Kent. Cette année également, les organisations patronales s’impliquent dans cette collaboration. L’intégration du concept "libre circulation des personnes et des biens”dans la Convention européenne conduit en 1993 à la création d’EURES – European Employment Services. Dans les régions frontalières, où la mobilité de l’emploi est une réalité vieille de plusieurs années, des réseaux «spéciaux» Eures se créent. EURES HNFK (abréviation des quatre régions concernées: Hainaut, Nord/Pas-de-Calais, Flandre occidentale, Kent) est le premier réseau EURES transfrontalier pour un terrain d’action européen ne comptant pas moins de 8 millions d’habitants. Le nom Eures HNFK sera dix ans durant l’enseigne pour un partenariat transfrontalier d’experts en mobilité de l’emploi. Avec le lancement du site Internet, le réseau fonctionne sous un nouveau nom «EuresChannel» qui lui conférera une force de frappe plus communicative. |
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